SECURITE

Nomination des cadres dans l’armée : La crainte et l’incertitude dans les tripes

C’était  le samedi 14 juillet 2018 que la Présidence de la république avait rendu publiques les ordonnances de nomination et de mise à la retraite des cadres supérieurs des forces de l’ordre dans notre pays la RDC. Le moins que l’on puisse dire est que le chef de l’Etat est resté fidèle et constant dans sa philosophie : les inconditionnels ont toujours droit au chapitre, à la reconnaissance infinie.

Profil  des heureux élus

Quand on parcourt attentivement la liste des galonnés gratifiés, l’on remarque dans l’ensemble que la plupart d’entre eux sont dans le sillage du chef de l’Etat aux premières heures de son accession à la magistrature suprême. Certains ont fait leurs preuves de bravoure à l’époque des ex-FAZ, d’autres encore du RCD, du CNDP, du M23 et des Mayi Mayi. Quelques jours avant la nomination de ces hauts cadres en uniforme, le chef de l’Etat avait procédé à l’installation des cadres supérieurs de la magistrature du pays. L’opinion a pu ainsi prendre connaissance des responsables de la Cour Constitutionnelle, de la Cour de cassation, de la Cour Suprême de justice et de la Cour d’appel. Comme dans l’institution précédente, ici aussi on a fait recours aux juristes chevronnés, des hommes de Droit qui prestent dans cette filière depuis des décennies. Leur nomination n’est pas étrangère à la mission qui leur sera dévolue avant et après les élections de décembre en toute probabilité.

Des appréhensions non dissimulées

Certains officiers supérieurs nommés sont frappés par des sanctions de la Communauté internationale au motif qu’ « ils ont joué un rôle néfaste dans le processus démocratique en RDC ». Parmi eux, on épingle John Numbi, Amisi Kumba, François Olenga, Delphin Kayimbi… Certains compatriotes pessimistes prédisent que ces responsables seront chargés  de neutraliser toute contestation contre la victoire programmée du candidat du FCC à la présidentielle de décembre 2018 la candidature de l’Autorité morale pour un troisième mandat. En attendant, ces supputations peuvent être versées dans le compte de prophétie de malheur sans fondement logique.

Joseph Kikuni

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