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La politique interne turque s’exporte en RDC: l’école turque SAFAK menacée de fermeture

La lutte contre les « Écoles Gülen », du nom de l’imam accusé par les autorités turques d’avoir fomenté le coup d’État de juillet 2016, figure en tête des relations turco- congolaises. Dans quelques semaines, c’est la rentrée scolaire en RDC.

Pour les cinq cents enfants de plusieurs nationalités, la rentrée risque d’être compromise à l’école internationale turco-congolaise, SAFAK. L’école pourrait se voir retirer l’agrément, et donc l’autorisation de fonctionner sur le territoire congolais. Et pour motif? Des pressions venues d’Ankara. Des pressions sont exercées sur Kinshasa par le gouvernement turc pour placer l’établissement sous son contrôle à travers la fondation MAARF.

Initiative qui a déjà obtenu un large succès au Sénégal, en Somalie, en Guinée et dans plusieurs autres pays où les gouvernements respectifs ont cédé sous la pression ou menace d’Ankara. En RDC, la démarche est menée assidument par Ankara pour récupérer à son compte cet établissement supposé appartenir au groupe de Fetullah Gülen, ce prédicateur turc exilé aux Etats-Unis et qui est accusé de vouloir déstabiliser le pouvoir de son pays. Les responsables de SAFAK réagissent Sentant le danger, les responsables actuels de SAFAK essaient de dénoncer ce coup de force. « Safak est l’œuvre de AUBE, une association sans but lucratif de droit congolais créée en 2006 et dont la majorité des membres sont des Congolais », a expliqué Jérôme Ekoko Bolongola, le président de AUBE.

Selon lui, AUBE a investi plus de huit millions de dollars américains dans la construction des installations et pour les équipements. La fondation a obtenu un bail du gouvernement pour occuper l’espace public appartenant au ministère de l’EPS. Plus de cinq cents enfants y ont été inscrits l’année dernière.

TBM

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