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 RDC: le deuxième vaccin contre Ebola testé à Goma

La RDC a fait le choix d’introduire un deuxième vaccin expérimental pour tenter d’endiguer la propagation du virus Ebola qui a déjà fait au moins 2146 morts. Les premières doses devraient arriver dans le pays le 18 octobre et être administrées dès novembre. C’est le patron de l’équipe de riposte, le docteur Jean-Jacques Muyembe, qui l’a annoncé hier samedi à Kinshasa.

Cette vaccination va concerner les habitants de deux quartiers de Goma, dans l’est du pays. L’introduction de ce deuxième vaccin avait provoqué l’ire du docteur Oly Ilunga, ministre de la Santé jusqu’en juillet 2019. Il avait mis en garde le président Félix Tshisekedi contre le consortium qui promeut ce vaccin, produit par la société américaine Johnson & Johnson.

Samedi à Kinshasa, le patron de la Riposte, qui participe à ce consortium, s’est voulu rassurant.Pour le docteur Muyembe, il est crucial de vacciner une certaine catégorie de population à Goma même si il n’y a plus de nouveaux cas d’Ebola dans cette ville depuis la mi-juillet. « Il y a déjà deux communes qui ont été choisies, à Goma… où il y a beaucoup de ressortissants de Béni, Butembo, etc. C’est donc une commune à risques. Certainement, nous allons étendre aussi cette vaccination à nos petits commerçants qui vont au Rwanda pour le petit commerce ».

Mais pour l’instant, un million et demi de doses devrait être fourni à la RDC. Une vaccination massive, c’est ce que redoutent certains observateurs au vu des effets secondaires graves mentionnés pour environ 3% des personnes vaccinées dans le protocole d’essai clinique remis par le consortium à l’Etat congolais en mai dernier : pour le docteur Jean-Jacques Muyembe, il ne faut pas en tenir compte.

« Ce vaccin est utilisé en Guinée depuis maintenant deux ou trois ans. On n’a jamais dit qu’il y avait des effets secondaires indésirables. En Ouganda aussi, ils ont utilisé ce vaccin. Jusqu’à présent, je n’ai pas vu un rapport scientifique qui parle d’effets secondaires graves. Je vous confirme que ça, c’est un faux document, il ne faut pas le [prendre en considération] ».

L’ancienne équipe du ministère de la Santé avait également alerté sur le mode d’administration de ce vaccin : deux doses administrées à 56 jours d’intervalles dans une zone à forte mobilité. Ce qui devrait être l’un des défis de la riposte.

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