ACTUALITÉ POLITIQUE

“Sous le régime Tshisekedi il faut reconnaitre qu’en matière du droit de l’homme, il y a une avancée significative” (Jean-Michel Mvondo)

Le secrétaire exécutif du réseau d’Éducation Civique au Congo (Recic), Jean-Michel Mvondo a fait le point sur l’état de lieu du pays depuis l’accession de Félix Antoine Tshisekedi au sommet de l’État, ce lundi 13 Janvier à Kinshasa. Cet acteur clé de la société civile et son bureau mobilise la population autour des questions de gouvernance ainsi que le suivi et contrôle de l’action publique et la participation citoyenne à l’implication dans la gestion de la RDC.

Il y a eu des prisonniers politiques qui ont été libéré même si d’autres continuent à croupir innocemment mais le fait de faire sortir la plus part d’entre eux c’est quelque chose de positive. Il y a aussi la liberté des manifestations, la population et les opposants politiques sont quand même libre de manifester sans pour autant assister à une répression massive ou brutale du régime et il faut reconnaître qu’en matière du droit de l’homme il y a une avancée significative“, a-t-il affirmé.

Jean-Michel Mvondo, reconnaît qu’il y a aussi l’humanisation de l’espace politique et le chef de l’État Félix Tshisekedi communique régulièrement comparativement à son prédécesseur Joseph Kabila, acte qu’il qualifie de louable.

Cet acte est louable puisque ça permet à la population de connaitre ce que le chef de l’État fait. Mais c’est aussi mauvais parce qu’à chaque sortie médiatique la population ne peut que noter et donner des indicateurs de suivi par rapport à certaines promesses. Quand on parle plus sans se rendre compte qu’on fait plus de promesses et ces promesses sont évaluées par le peuple et la conséquence est que ça va se répercuter sur l’électorat de 2023“, a-t-il souligné.

Pour cet acteur de la société civile, le président de la République doit tirer une attention particulière aux promesses faites. Il doit promettre lorsqu’il a réuni tous les éléments afin de réaliser ce qu’il veut réaliser. Promettre lorsqu’on n’a pas encore réuni tous les éléments et revenir à la case du départ ce n’est pas bon en politique.

Il a également ajouté que : “Du point de vue social il n’y a pas encore une grande évolution parce que la situation reste presque la même, même si on a augmenté un tout petit peu le salaire des fonctionnaires mais le panier de la ménagère n’a pas connu un changement qui est dû à l’action du gouvernement”.

Le secrétaire exécutif du Recic a fait savoir que, la République démocratique du Congo a franchi une étape jusque là mais beaucoup reste encore à faire. Les autorités du pays doivent d’abord s’occuper de la population, cette dernière ne demande pas trop, mais plutôt son pain quotidien, la santé, la sécurité sociale ça ne nécessite pas 15 millions de dollars pour y parvenir.

Landry KAMANGO

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